C’est pas que je veux écoeurer personne…
…mais si vous y allez encore, je ne vous comprends pas. Ça vous affecte pas, les conséquences de vos gestes? Ben oui, je parle encore de Wal-Mart. Deux millions de violations des lois, et ce n’est qu’un seul exemple dans un seul État. Je ne fais que le mentionner. Parce que je n’ai encore convaincu personne. Je me suis fait appeler Debbie Downer, je me suis fait expliquer que oui-mais-c’est-moins-cher, je me suis fait mentir par certains qui croyaient que c’est ce que je souhaitais. Le seul problème, c’est que la conséquence n’est pas tant pis pour vous, c’est tant pis pour nous tous.
Using grief to find joy
These past few days I’ve been feeling rather shaky/lonely. It’s okay, I’ve been using the feeling to find joy in all the little places. In all the furry places too, since my cats have all received extra doses of love (yes Tao, showing your belly right above my keyboard, I’m thinking of you!). What makes me deeply happy these days is the people I love. Herb’s presence, his simple presence. Going for drinks last night with Meckboy and Meckgirl, whom we don’t get to see quite as often as we’d like (but such is life in our thirties!). Knowing that Eclipse will be upon us soon (although that brings its load of stress as my stuff for the kiosk is nowhere near ready). Knowing that afterwards we get to take the road all the way up to Natashquan. Getting an extra mega-bonus of having Meckboy join us. Knowing that my eighth time there, I’ll get to share the place with someone I love, who’s heard me rave about it for over ten years. (With three people that fit the category, actually, as my mom and her man will come spend a couple days with us in the blue chalet!) Knowing I’ll be in cold water soon (to me, this is good!). Oh, and no matter how annoyed I am with our apartment (the phone line inside the walls is definitely damaged, we’ve established that now… but I don’t care, our phone service goes through the modem and if we plug the phone right into the modem we bypass the internal wiring — no paying Bell technicians for me!), I can look outside and see dozens of people moving, and I’m glad I’m not one of them!
Deuil dans la communauté de la musique électronique à Montréal
Le conducteur d’un scooter, 26 ans, a perdu la vie dans la nuit de vendredi à samedi sur le Plateau Mont-Royal, à Montréal. Il a été happé et trainé sur une longue distance par un véhicule 4X4, dont le chauffeur, 36 ans, a pris la fuite par la suite.
La collision est survenue à l’intersection des rues Villeneuve et Saint-Laurent. La victime et son scooter ont été retrouvés quelques rues plus loin, à l’angle de Rachel et de l’Esplanade.
Le véhicule suspect et son conducteur ont été localisés quelques minutes plus tard dans le Vieux-Montréal, près de Saint-Paul.
On ignore si l’alcool est en cause dans cet accident.
La victime est Euterke, un DJ et VJ très actif sur la scène locale. Je ne le connassais pas. Par contre, je connais des gens qui sont atterrés aujourd’hui d’apprendre la nouvelle et qui ont perdu un ami. Mes condoléances. Voilà un événement qui ne me fera pas démordre de mon attachement viscéral au respect du code de la route, pour la sécurité de tous.
Je suis officiellement envoyeuse de plaintes
Je me suis fait traiter comme du poisson pourri dans un commerce (où je vais souvent) au début de l’après-midi, quand j’ai tenté d’informer la gérante adjointe d’un grave danger associé à l’un des produits vendus. Du poisson pourri. Or, je ne sais pas quelle ligne a été franchie chez moi, mais elle l’a manifestement été, et je refuse de me faire traiter de la sorte sans réagir. Je viens d’envoyer une page et demie en forme de plainte au siège social de l’entreprise. Ce qu’il en adviendra, vous le saurez, car si je n’en n’entends plus parler, je publierai bientôt ma plainte ici en vous appelant au boycott, et si on m’amadoue, je serai aussi heureuse de l’étaler sur la place publique. Je suis fort capable de m’exprimer, de bien de façons et dans bien des registres. Et maintenant, j’ai décidé que c’était ma responsabilité de me servir de cette aptitude (et une responsabilité, pour moi, est un devoir). J’aimerais mieux me taire et prétendre que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, tout le monde il est compétent… mais vous savez quoi? Les humains ne changeront jamais rien pour le plaisir. Il faut qu’ils sentent le roussi, que la mèche soit déjà enflammée. Et justement, je sens qu’on tente de m’éteindre ces temps-ci. Il ne m’en fallait pas davantage. (Morale du jour : faut pas faire chier la madame dont le char a été embouti par une bande d’incompétents idiots la veille.)
Et une matinée surréaliste, une!
Vendredi matin, je travaille. J’ai un texte à rendre ce matin. Je me fais un autre bodum plein de café. Herb est déjà parti au boulot. Dehors, j’entends un scrrouiiiich-kablam-scrouiiich. Je vais voir. Parce que je suis curieuse, parce qu’on ne sait jamais, parce que je vous jure, parfois sur ma rue, y a des choses à voir. En effet, il y avait des choses à voir. Comme notre voiture au beau milieu de la rue. De biais, comme ça, le nez sur le trottoir devant là où je l’avais sciemment garée hier, le cul en plein milieu de la rue, bloquant presque la rue. Des morceaux de voiture partout sur la chaussée. Hein? Je sors en furie, pieds nus. C’est à toi? Scuze, on l’a pas vue!
On l’a pas vue. Ma voisine, ses amis et la mère de ma voisine (non, pas la folle, une qui fait partie de la gang d’à côté, les faiseux de party) avaient un gros camion loué. La mère a tourné dans la ruelle (va savoir pourquoi, car elle n’aurait pas pu tourner là où elle voulait aller de toute façon!) et en tournant a complètement arraché l’aile avant du côté conducteur. Comme dans, il n’y a plus de coin avant de ce côté-là. Là où y avait de la voiture, y en n’a pu. Le pare-choc (ce qu’il est reste) est tout bossé, le phrare, je l’ai dans le salon (l’ampoule est intacte, pour ce que ça vaut), l’enjoliveur de l’autre côté (!) a craqué (donc l’essieu a été touché? le pneu est peut-être fini aussi…), le rétroviseur est presque arraché, le bout entre le pare-brise et la portière est craqué et tordu, la peinture arrachée, le pneu avant côté conducteur est fini, reposait sur un bout d’aile tordue et faisait un pfffff pathétique quand je suis arrivée. Leur camion loué a eu un pneu endommagé. Big deal. Moi ma matinée y a passé, et ça, les assurances ne couvrent pas ça.
La voiture a été remorquée chez le débosseleur. Il ne lui arrivera rien avant que l’expert en sinistre s’y pointe (et évidemment, un vendredi avant un long congé suivi d’une semaine courte…) et nous n’aurons pas de voiture de location (à moins de la payer) jusque-là (sauf que si tout est confirmé, on nous rembourserait). La question sera de savoir s’il est même possible de réparer une carosserie qui date de 1986, si on peut même trouver un nouveau phare, etc. Tabarnak. Vingt-deux ans sans accident, cette voiture-là, et il a suffi de 12 secondes et d’une idiote (bien gentille, la madame, mais quand on ne sait pas conduire un camion, on ne conduit pas de camion! C’est pas compliqué, ça, me semble!) pour tout scrapper, ma journée et mon week-end y compris. Sans parler des heures perdues bientôt, que ce soit pour une location, pour aller chercher l’auto, pour parler à l’assureur, etc. Sans parler de mon coeur qui a dû prendre vingt ans. Je tremblais de rage. Je m’en remets à peine.
Oh, je sais, personne n’a été blessé, et un accident arrive à tout le monde et à n’importe qui. Je veux bien, mais dans ce cas-ci on parle de négligence. De négligence que je qualifierais de grossière. Ben oui, ben gentils les voisins. Vraiment désolés. (Ouin, pis?) N’empêche qu’ils sont repartis, eux (sans leur sofa, et après avoir été obligés de vider le camion, car un employé de l’entreprise est arrivé en moins de deux et a déclaré que ce camion-là retournait illico à la maison). Et que nous on reste sans véhicule, avec des soucis et des tracas à venir. Bravo. J’ai tout réglé, le remorquage, les assurances.
Et là je viens de tout raconter à mon chum. Qui m’a fait remarquer que, oups, il a absolument besoin d’une voiture lundi et mercredi prochains. Merde. Alors je me suis occupée de réserver une voiture. Youppidou. Et je vais tenter de me remettre au boulot, ayant réchauffé ce foutu café (si si, dans le premier paragraphe, vous voyez? Un bodum tout chaud et tout plein m’attendait depuis le début de cette folle aventure!).
Je viens d’ajouter des photos. (Plus tard : regardant les photos, j’ai vu ce qui ressemblait à une tache (huile? liquide quelconque, je ne sais pas) sur la chaussée sous le pneu déchiré. Or en ce moment, là où la voiture a été traînée ce matin, sous l’endroit où se trouvait le capot, la chaussée est toute tachée. comme dirait l’autre, ça r’garde mal…)
Gentille note à mes voisins
Avez-vous remarqué que vous ne savez rien de moi? Que vous ne savez ni le nom des marmots qui entrent chez moi, ni à quelle heure je me couche, ni quand mes amis viennent me rejoindre, ni ce que je fais en attendant un taxi? Pourtant quand vous me souriez, je vous souris, je vous salue. Je ne suis pas méchante.
Vous conviendrez comme moi qu’il suffit de regarder quelques maisons pour conclure que dans notre coin, les appareils de climatisation ne sont pas nombreux. En fait, la grande majorité des fenêtres, en été, restent ouvertes matin, jour et nuit. Les miennes le sont, les vôtres aussi.
Maintenant j’aimerais que vous vous prêtiez à un petit exercice de gymnastique cérébrale, et que vous considériez un petit instant la possibilité que je ne souhaite pas tout savoir de vos vies. Que le nom de votre petit dernier (Ludovic! non mais, épargnez-moi!), le jeu de la benjamine qui attend le bus scolaire, le nom des plantes que vous plantez, le nombre de bières que vous avez bues et que je peux évaluer au volume de votre monologue, le fait que vous n’avez jamais élevé votre chien et qu’il se garroche devant les voitures, votre dernier billet de stationnement, le nettoyage de votre voiture, les rénovations de votre toiture, la tonte tardive de votre pelouse, le party auquel vous êtes allé et la couleur des bobettes de votre meilleure amie… JE M’EN FICHE ÉPERDUMENT!
Non seulement vous jetez votre intimité aux quatre vents, mais manifestement vous vous sentez d’une importance remarquable. Il faut que tous connaissent vos frasques, du voisin sur son balcon au troisième à qui vous racontez votre magasinage, à l’idiote qui recule toujours sa voiture sport rouge jusqu’en haut de la côte, au vieillard qui ne fait que veiller, visiblement, vous ne souhaitez épargner personne. Ah, vous êtes des gens importants, dont la vie mérite d’être diffusée! Ben bordel, partez-vous un blogue, faites comme tout le monde. (À vue de nez comme ça, je dirais que vous serez chez vous sur Facebook, et encore mieux, vous ne serez donc pas chez moi!)
Déjà l’été
Et l’été, chez le vieux bandit, signifie que le Petit Coco est parti en tournée semi-mondiale (bon, d’accord, le Québec et une toute petite portion de l’Ontario). À son tour cela signifie que nous perdons nos repères, nous qui vivons en fonction du calendrier et de l’horaire scolaires depuis pratiquement toujours. Je prédis que plus d’une fois, comme hier, nous oublierons de souper. Cet été marque aussi le début d’un changement important, car Petit Coco, à la fin août, déménage avec sa mère pour la première fois (à temps plein, s’entend). (Il faudra donc s’installer une alarme ou quelque chose du genre pour nous rappeler chaque soir de manger…) Pour le moment, peu de choses ont changé, en apparence, pour moi. Boulot, dodo, amis, lecture… tout va bien. Oh j’ai eu un rhume, et j’en tousse encore. Rien de grave.
Du côté des bonnes nouvelles, il y a le party auquel nous avons été invités lundi soir. Cette fois-ci je ne manquerai pas Rikam! Et il y a mieux encore! Meckboy, notre meilleur ami en ce monde, pense nous accompagner à Natashquan! Partager Natashquan avec quelqu’un que j’aime et qui va découvrir la Côte-Nord, enfin, c’est pour moi le plus beau des cadeaux. Un chalet bleu et jaune, l’océan pour nous tous seuls, la plage à perte de vue, l’air salé de goémon, le temps qui s’arrête. Ce n’est pas un endroit, c’est un espace. Une trève. Un bouclier qu’on peut emprunter à souhait et à jamais une fois qu’on l’a bien tenu en main.
À part ça, beaucoup de vieux et peu de neuf, et c’est bien ainsi, parce que j’ai tellement besoin d’une pause que je ne peux pas encaisser trop de nouveauté. Et je n’ai pas choisi le mot pause au hasard… si je trouve la télécommande de l’Univers, mes cocos, vous allez à votre tour faire une petite pause, le temps que je règle mille détails et que je démêle mille fils!
Hey, he’s not a honker — so you know he has class…
So with these new laws forbidding hand-held cell-phone use while driving, we’re all safe and happy, right? Sure we’re surrounded by wannabe cyborgs with a clip on their ear seemingly telling their utmost secrets to the world (last week a guy passed in front of me telling his friend (I assume) how he feels ugly…), but we’re safe and happy. And when your buddy (or in the case of my upstairs neighbour, alleged client) drives down the street and calls to say he’s here, it’s all done quietly in his ear, right? Wrong. He had you on speaker phone, chicka, and the entire street heard you say you were… coming down.
bouquet varié
Je suis malade. Voilà plusieurs années que ça ne m’était pas vraiment arrivé, mais là… je dois bien l’admettre. Malade au point de rater deux soirs de suite des prestations de DJ Rikam, mon préféré entre tous. Malade pour avoir le cerveau complètement embrouillé même après deux nuits de sommeil plus longues que je n’en ai eu depuis des mois. Évidemment, ma réaction est la colère noire. Pas de pourquoi moi, juste des bordel-de-merde-je-veux-que-ça-finisse entrecoupés de gavage aux vitamines. Et difficile maintenant de prétendre que je n’ai pas besoin de repos et d’une modération de mon rythme de travail… M’enfin, ça achève (le rhume, pas le boulot!).
Je vais probablement me remettre à écrire des billets protégés, alors avis à tous qui ne sont pas inscrits (à droite), car vous ne lez verrez pas. J’en suis à certaines réflexions sur la vie privée qui font que je n’ai pas envie de parler à tous les vents de projets qui ne sont pas encore concrétisés. Mais projets il y a, comme toujours. Ce n’est pas tant ce qui explique mon silence qu’une espèce de sensation de temps qui vole et de course contre toutes les montres. Et que personne ne s’en fasse, nous traversons une période riche en rebondissements, mais heureuse et plutôt sereine (comprenez par là que ma voisine d’en haut n’a toujours pas d’eau et n’a donc pas re-rigolifié ma cuisine!).
La valse des déménagements bat son plein dans les rues tout autour. Qui sait si en juillet je pourrai dormir? Après les voisins d’à côté, nous avons aussi des idiots à l’arrière, déjà. Bon d’accord, ils sont sans doute bien gentils et sympathiques et tout, mais ils invitent beaucoup d’amis sur leur balcon et leur terrasse sur le toît, et réveillent mon Petit Coco à six heures du matin parce qu’ils boivent encore. Des idiots, donc. (Quand on s’attaque au sommeil je n’ai pas de pitié!)
Côté maisonnée féline, du progrès. Je ne peux pas affirmer que Milady est physiquement soulagée par les nouveaux médicaments que je lui donne pour l’arthrose, MAIS mentalement, côté humeur, elle est heureuse et beaucoup plus détendue qu’avant, ce qui fait que ses frères ne la dérangent plus autant (et/ou ne l’agacent plus autant, car j’ai depuis longtemps remarqué que mes chats détestent quant l’un d’eux est souffrant ou malade et qu’ils ont tendance à vouloir l’exclure ou le déranger. D’instinct, je dirais que c’est leur instinct, qui dit qu’un membre blessé ou lent ou souffrant dans leur petit groupe ne fera qu’attirer les dangers.) Entre ça et la chaleur, j’ai quatre crêpes en forme de chats, qui sont bien ronronnantes, mais pas très actives, sauf quand il s’agit d’obtenir plus de caresses. Je rigole quand je repense à Esteban chaton, car le voyant apeuré et nerveux, je m’étais donné dix ans pour en faire un chat-à-sa-maman. J’ai réussi, avec sa collaboration, en bien moins que trois ans, et mon chat nerveux est maintenant un pot de colle poilu et heureux.
Avant que j’oublie, je dois le crier sur tous les toîts : allez au Nil Bleu sur Saint-Denis! C’est bon, c’est bon, c’est bon et c’est beau! D’un autre côté, méga-déception, le Club Sandwich n’offre plus son super buffet pour le déjeuner! Entre ça et le napperon vu l’autre fois quand nous y sommes allés dîner, où figurait la petite annonce d’un thanatologue nous disant qu’il fallait laisser un bon souvenir de nous en passant le voir avant de trépasser… je ne crois pas y retourner.
Côté musique, la si intelligente, si trépidante Ville de Mourial a coupé l’électricité au gazebo du Mont-Royal (et menacé de sanctions épouvantables quiconque y apporterait une génératrice à des fins musicales). Pourquoi? (Parce que la ville n’en tire pas un sou?) Parce qu’il faut cacher cette musique électronique qui suscite tous les préjugés! Oubliez que Montréal a une réputation internationale extraordinaire pour la musique électronique, il faut la cacher, il faut surtout craindre tout ce qui peut porter de près ou de loin l’étiquette galvaudée de rave. Le conseil d’arrondissement a semble-t-il parlé de… préserver la beauté naturelle du site. Il faut s’entendre, car on parle d’une virginale plaine recouverte de… pelouse. Rien de naturel là-dedans. Et si les tam-tams ont lieu juste sous les sentiers menant à la montagne, le gazebo, lui, n’en permet pas l’accès, car il adosse son public à un gros mur de ciment. Plus encore, le gazebo accueille de la musique de son époque depuis au moins les années 1930, et ce, gratuitement. La tradition, c’est une belle chose… sauf quand les baby boomers bien en place ne comprennent pas qu’elle prenne une forme nouvelle. Manifestement, on a peur de la jeunesse et de sa droye. Permettez-moi de m’en enrager, car j’ai trente-deux ans (et que je suis fatiguée d’être appelée jeune quand ça vous chante! Je suis aussi adulte que les fichus fonctionnaires!), que je vais là avec un enfant (qui s’y amuse follement, comme bien des plus jeunes que lui), que je n’y vois que des gens sains et heureux, et que question droye, scuzez, mais vous pouvez faire mieux que d’accuser des trippeux de plein air et de musique joyeuse! C’est une histoire à suivre.
Bonne fête des pères à tous les bons papas de la Terre, mon Herb le premier en lice (un garçon, oui, mais aussi plusieurs chats dont il est le papa!).
Réalités autres
Hier après-midi, en revenant de mon massage (qui semble être ce qui aide le plus mon coude, et un an plus tard, je dois vous annoncer que l’épicondylite semble vouloir concéder que peut-être il serait temps qu’elle aille se faire voir ailleurs!), j’ai fait une sieste avec mon Tao. Ça m’a fait le plus grand bien, car je traîne un déficit de sommeil depuis quelques semaines. Je me suis réveillée de fort bonne humeur, pour me retrouver devant Petit Coco consterné. Du plafond de notre cuisine, de grosses gouttes d’eau brune coulaient. Allez hop, pas de panique, il faut enlever les livres de recettes au-dessus des armoires, la vaisselle propre et salle, nos brosses à dents, tout. Appeler le proprio pendant que le plâtre qu’il a mis pour réparer la fuite précédente pèle et tombe. Sonner chez la voisine d’en haut, en vain.
L’histoire a ensuite pris une tournure plus pittoresque, plus sordide et pas mal moins hygiénique (par contre, elle a fait appel à tous mes sens…). C’est que mon proprio, trois minutes après être allé voir en haut, est redescendu, me demandant de l’accompagner. Il voulait un témoin. Témoin je fus. Témoin d’un trois pièces bordélique, avec bouteilles de bière et petites culottes un peu partout bien en vue. De l’odeur qui alerte avant que les yeux ne découvrent la crotte de chien et l’urine de chien (j’espère) sur le plancher de la cuisine, l’évier bouché de crasse, le jus de vadrouille qui coule, et le summum, la toilette, visiblement utilisée, bourrée de papier de toilette, et la baignoire (sur pattes, comme la nôtre, et donc très haute) entièrement remplie, au robinet que mon propriétaire a fermé lui-même, dans laquelle flottaient quelques bouteilles. Je n’ai pas jetté un oeil sur le balcon, mais j’ai ensuite vu les photos qui m’ont confirmé que madame garde ses poubelles dehors, au-dessus de nos têtes, dans de beaux sacs bien éventrés, question de bien attire mouches, guêpes, écureuils et autres.
Devant le spectacle, mon proprio et moi avons tout de suite pensé qu’elle avait déguerpi. Eh bien il semble que non, car pendant qu’il constatait, elle allait payer son loyer (elle doit partir de toute façon ce mois-ci, et notre plafond s’en réjouit avec nous). N’empêche que, quand elle décidera de revenir dans son logis sans ustensiles, sans serviettes et sans vaisselle (mon proprio le sait, puisqu’il a passé trois heures à rendre le logement plus salubre ensuite), elle reviendra dans un appartement dont l’eau et l’électricité ont été coupées, question de sécurité. J’espère simplement qu’elle ne choisira pas ce moment-là pour cesser de se sauver de moi (elle a réussi depuis un an à ne même jamais me dire bonjour), car je préfère ne pas voir ma photo sur Allo-Police. Pendant que madame vit sa vie d’écerveléee (je ne suis pas naïve, il y a un problème chimique ou mental là-dessous), nous on vit dans une cuisine en lambeaux et on risque la moisissure. Pendant qu’elle paye son loyer, mon proprio risque d’avoir de gros et coûteux travaux à faire.
D’un autre côté, je lance un gros OUF, car qui sait ce qui se serait passé si au lieu d’être ici, j’étais allée faire un saut à Paris?
Je rêve?
Excusez cette brêve incursion de ma rage, mais je viens de m’étouffer en lisant ceci :«L’Assemblée des évêques catholiques du Québec déplore que le rapport Bouchard-Taylor ne souligne pas le rôle positif du catholicisme dans la province.» Pardon? Le quoi? On parle bien de cette bande de bien-pensants qui ont appris à ma mère son catéchisme avec moult mentions des sauvages? Qui ont forcé ma grand-mère à produire un enfant par année, même très malade, question que je ne puisse pas la connaître? Dont les bonnes soeurs prenaient chaque année à mon grand-père une portion de son labeur, comme au Moyen Âge? Dont le grand sorcier qualifie encore en 2008 de criminelle l’ordination de simples femelles et de contre-nature l’homosexualité (ne parlons pas des condoms qui pourraient ralentir la propagation du VIH, surtout, et que l’Église refuse de promouvoir)? On parle bien des instituteurs des pensionnats autochtones et des enfants de Duplessis? Des gens qui ont fait interner ou taire nos premiers artistes? De ceux qui ont négocié avec l’envahisseur pour garder main-mise sur leurs ouailles, pendant que l’église du village flambait avec les chevaux enfermés à l’intérieur par les Britanniques?
Ma question, en réalité, c’est… Bordel, pouquoi après tant d’années encore les écouter? (L’histoire du crucifix à l’Assemblée Nationale, je vous conseille d’attendre quelques années avant de m’en parler, car sinon vous risquez mon explosion!) Combien de souffrances et de hontes allez-vous encore accepter avant de simplement ne plus entendre ses hommes (soyons francs) qui vous ont démontré depuis des siècles (et des siècles, amen!) qu’ils ont plus à coeur leurs intérêts que votre santé, votre vie, votre survie? Bordel. S’ils refusent de se taire et de sombrer dans l’oubli, qu’au moins on ne publie plus leurs sornettes (dis-je en les publiant de nouveau, oui je sais)!
L’Impact, ou comment passer une soirée chez soi
Vendredi soir passé, nous avions un plan bien familial, qui était de profiter d’une offre de l’Impact de Montréal à la Commission scolaire de Montréal et d’ainsi assister à un match de soccer professionnel pour seulement cinq dollars chacuns. Fantastique. Je ne suis pas particulièrement intéressée, mais le billet ne coûte presque rien, et pourquoi pas? La chose se révèle délicate à organiser, Petit Coco devant aller rejoindre sa mère ce soir-là. Qu’à cela ne tienne, trois adultes s’organisent et tout va bien. Sauf… que… Sauf que charmant Petit Coco, après nous avoir montré les billets mercredi passé, les a, contre toute attente et toute logique, remis dans son sac à dos, qu’il a rapporté à l’école et, malgré nos demandes répétées chaque semaine, a encore une fois laissé son sac à l’école pour la fin de semaine. Quand il a voulu retourner le chercher, il était trop tard et l’école était fermée. Pas de soccer pour personne. Leçon apprise, dites-vous? On verra. C’est que Petit Coco, parfois, utilise une passoire plutôt que son cerveau. (Je le dis sans méchanceté, puisque je lui en dis autant, et que c’est un aspect de sa vie que nous tentons ensemble d’améliorer. Je suis encore une fois devant une différence si épormyablement fondamentale entre lui et moi (lui et l’enfant que j’ai été) que je ne sais trop comment l’aider, mais je fais de mon mieux!) Bref, le soccer? Le nouveau stade Saputo? Sais pas. On le voit pas de notre balcon.
MISE À JOUR : Sortant les vêtements de la sécheuse (en maudissant la pluie qui empêche ma corde à linge de… fonctionner!), j’ai trouvé… les fameux billets, maintenant propres et en petit tas informes. Ce qui veut dire… Ce qui veut dire que l’heure que Petit Coco a passé à se morfondre, à espérer que son père contre tout espoir ait aur lui les billets, aurait pu être passée à chercher dans les poches de ses pantalons, lovés avec les autres vêtements sales. Ce qui signifie qu’on aurait pu y aller.












